Petites Antilles

Les bandes de pluie externes de Maria ont causé de fortes pluies et rafales sur la partie sud des îles du Vent Les aéroports Hewanorra et George F. L. Charles de Sainte-Lucie ont enregistré respectivement 110 et 80 mm de pluie, des quantités supérieures sont tombées ailleurs sur l'île. Des éboulis, des glissements de terrain et des arbres déracinés ont causé des dégâts mineurs et bloqué certaines routes. Plusieurs districts ont subi des pannes électriques localisées à la suite de bris des lignes. Le secteur agricole, en particulier celui de la banane, a subi des pertes à cause des vents.
Des pluies abondantes, laissant de 75 à 125 mm d'accumulation, ont causé des inondations localisées à la Barbade. La mer démontée par Maria a inondé les promenades côtières à Bridgetown et endommagé des bateaux que les opérateurs n'avaient pu amarrés. Les vents violents ont causé une panne électrique généralisée et abattu un cocotier sur une résidence à Saint Joseph.
Les pluies causèrent plusieurs glissements de terrain en Dominique dès l'après-midi du 18 septembre. À 21h35 local (1 h 35 UTC le 19 septembre), l’œil de Maria est passé directement sur l'île et des vents extrêmes de 260 km/h soufflèrent au loin les toits de nombreuses maisons, y compris la résidence officielle du Premier ministre Roosevelt Skerrit. Ce dernier a dû être rescapé lorsque sa maison fut inondée.
Les rapports de Roseau indiquèrent une « dévastation totale », avec la moitié du village inondé, les voitures parties avec la crue des eaux et la zone résidentielle « aplaties ». Les service de téléphonie cellulaire, radio ou Internet furent interrompues. Selon une mise à jour préliminaire de l'Agence de gestion des situations d'urgence en cas de catastrophe des Caraïbes (CDEMA) du 19 septembre, on comptait 6 morts sur La Dominique. Le 22 septembre, le décompte des morts s'élevait à 15.
Le 19 septembre 2017, suite au passage de l'ouragan Maria, le premier ministre Roosevelt Skerrit déclare : « [les habitants de la Dominique] ont perdu tout ce qui pouvait être perdu ». La France envoit de l'aide a la Dominique depuis la Martinique et la Guadeloupe.